11 Idées reçues sur le télétravail

Depuis que la pratique du télétravail s’est fortement démocratisée, nous entendons beaucoup d’idées reçues, mais qu’en disent les études.


1. Le télétravail est une mode

Une étude menée par le Boston Consulting Group et l’ANDRH, a interrogé 588 professionnels RH français sur l’impact de la crise sanitaire et leur vision du futur du travail à horizon 2025. En voici les principales conclusions :

Tout d’abord, nous allons vers une normalisation du travail hybride pour de plus en plus de métiers éligibles.

Le travail hybride devient la norme et le télétravail se stabiliserait autour de deux jours par semaine en moyenne d’ici 2025.

En outre, un plus grand nombre de personnes et de métiers sont concernés par le travail hybride : 

  • 40% des personnes interrogées ont ouvert davantage de postes au télétravail ou y réfléchissent. 
  • 39% des répondants prévoient que plus de la moitié de leurs salariés éligibles télétravailleront a minima un jour par semaine d’ici 2025.


Mais aussi, 66 % des dirigeants seraient convaincus que le travail à domicile va de plus en plus se développer ces prochaines années.

Beaucoup de grands groupes internationaux, comme Facebook, envisagent d’ores et déjà de pérenniser le télétravail.

Enfin, le magazine Forbes estime que d’ici 2035, 1 milliard de personnes pourraient avoir adopté un style de vie de travailleur nomade à l’échelle mondiale. 

Sources : Le Boston Consulting Group (BCG) et l’Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines (ANDRH), Etude du groupe Orange, The Guardian

2. Le télétravail rend moins productif

La performance des télétravailleurs serait supérieure de 13% de celle des salariés sur site. On observe une baisse des arrêts maladie de 5,5 jours par an chez les télétravailleurs.

Il est constaté qu’il y a un meilleur bien-être au travail, une meilleure satisfaction, et donc une meilleure efficacité.

Par ailleurs, le télétravail évite de perdre des heures dans les transports, qui peuvent être source de stress.

Début 2017, le cabinet de conseil RH Kronos estimait que le télétravail permettait un gain de productivité de 22 %.

En général, les pause en télétravail durent moins longtemps.

Sources : Nicholas Bloom, professeur d’économie de l’université de Stanford, cabinet de conseil RH Kronos

3. Le télétravail délite le lien entre collègues

Aujourd’hui, de nombreux outils de communication existent pour que les échanges soient toujours efficaces entre les collaborateurs.

Seules 17% des personnes se disent déconnectées quand elles travaillent à distance. Et seules 1% estiment que cela a un impact négatif sur leur travail.

Un télétravailleur lambda n’est pas plus coupé de ses collègues qu’un commercial en déplacement régulier.

Sources : étude de Citrix

4. Le télétravail nuit à l’attachement à l’entreprise

L’implication des salariés peut se trouver renforcée par l’autonomie dont ils bénéficient.

Autrement dit, autoriser les salariés à télétravailler plusieurs jours par semaine renforceraient leur attachement à l’entreprise. Moins stressés, mieux au quotidien, les télétravailleurs voient croître leur fidélité à l’entreprise.

Cela devient même un nouvel élément de la marque employeur afin de fidéliser ou d’attirer des talents.

5. Le télétravailleur se tourne les pouces

Lorsque l’on télétravaille, on est jugé sur résultats uniquement ce qui libère d’un certain nombre de comportements parasites qui visent à « être bien vu » davantage qu’à « faire du bon travail ».

De plus, on constate que les télétravailleurs sont aussi consciencieux chez eux qu’au bureau.

D’ailleurs, les télétravailleurs feraient chaque semaine en moyenne 5 à 7 heures de plus que leurs collègues restés au bureau.

Sources : étude de l’université du Texas à Austin

6. Adapté qu’à très peu de métiers

Lorsqu’on pense “télétravail”, on pense en premier lieu aux salariés des entreprises, principalement dans le service ou dans la tech.

Mais la fonction publique développe également cette pratique, dans le cadre de sa démarche de qualité de vie au travail.

De même que des chefs cuisiniers se voient octroyer une matinée à domicile pour passer les commandes des fournisseurs.  Les téléconsultations dans le médical se développent de plus en plus.

Quant aux commerciaux en déplacement, aux collaborateurs en rendez-vous à l’éxtérieur, ils doivent bien souvent télétravailler étant en dehors des bureaux.

Sources : Audrey Richard, présidente nationale de l’ANDRH et DRH Groupe et engagement des salariés chez Up, Conseil d’analyse stratégique (CAS)

7. Il ne permet pas un bon management à distance

71% des salariés estiment que le télétravail ne nuit pas à l’échange d’infos.

93% des répondants (étude LBMG) estiment que le travail hybride a fait évoluer le rôle du manager et ses principales missions.

Pour 60% des répondants (étude LBMG), la pandémie a renforcé le rôle stratégique des managers. 40% des répondants (étude LBMG) se disent prêts à ouvrir plus de postes en télétravail.

Sources : Étude de LBMG et Le Boston Consulting Group (BCG) et l’Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines (ANDRH)

8. Le télétravail a un cadre juridique flou

Depuis l’ANI (accord national interprofessionnel) de 2005, plus d’une centaine d’accords d’entreprise ont été signés, y compris dans la fonction publique.

Le télétravail est entré dans le code du travail depuis la loi du 22 mars 2012.

L’employeur doit répondre aux mêmes obligations générales de sécurité et juridiques en ce qi concerne le télétravail.

9. Il déséquilibre la vie personnelle et familiale

Au contraire parmi les motivations des télétravailleurs, « mieux gérer la vie de famille » revient souvent en tête avec 33% des personnes sondées par Vivastreet.

Mais aussi profiter d’un cadre de travail plus agréable (29%) et éviter de passer du temps dans les transports (26%).

Enfin, 85% des télétravailleurs apprécient ce meilleur équilibre de vie professionnelle et vie personnelle.

Sources : Etude Malakoff-Médéric, Sondages Vivastreet

10. Le télétravail coûte cher

Au contraire, le télétravail peut faire économiser de l’argent à l’employeur : moins de frais kilométriques à rembourser, réduction de la taille des locaux et du parc informatique, réduction des frais de chauffage et d’électricité…

Les outils de travail à distance sont loin d’être hors de prix : 1h de réunion virtuelle coûte 38euros, bien moins cher que le train.

La plupart des outils utilisables au quotidien sont gratuits.

Les salariés sont souvent déjà équipés en wifi, téléphone, matériel informatique.

Sources : Sophie Vandriessche de Citrix

11. Le télétravail compromet la sécurité des données de l’entreprise

Il est simple de former les responsables du parc informatique d’une entreprise à mettre en place des solutions fiables pour garantir la sécurité des données. 

Il faut également éduquer les collaborateurs de la société quant à l’utilisation d’un cloud ou d’une identification à deux facteurs pour accéder à des documents sensibles, par exemple.

Enfin, de nombreux systèmes de VPN sont actuellement disponible aujourd’hui et à moindre coût.

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